NEW

fren

Agir contre les RPS

La souffrance au travail est bel et bien une réalité. Ses répercussions sur les salariés comme sur le fonctionnement de l’entreprise ne sont plus à démontrer. Depuis environ deux décennies, le stress et les risques psychosociaux sont progressivement apparus comme des thèmes majeurs de la vie au travail.

Les transformations sociales engendrent une évolution du travail. Ce qui n’est pas sans occasionner du coup une transformation des organisations et par la même occasion une accentuation des risques professionnels. De plus en plus de salariés se plaignent du stress vu comme : « un état accompagné d’affections ou de dysfonctionnements physiques, psychosociaux ou sociaux qui résultent du sentiment individuel d’être incapable de combler un manque vis-à-vis des exigences ou des attentes qui reposent sur soi ».

Ainsi, les problèmes liés aux risques psychosociaux soulèvent des interrogations que seule une synergie d’action des différents acteurs peut résoudre.  C’est pour cette raison que des médecins du travail, des managers, des CHSCT et des syndicats se sont penchés sur la question pour apporter des solutions efficaces face à ce mal devenu le quotidien de la plupart des employés.

changement3Ces derniers manifestent surtout le désir de parler en confiance, de mettre en lumière ce qui n’a pas marché, quitte à avoir le cran de revenir sur des modes d’organisation qui ne marchent pas et sont pathogènes. A l’heure actuelle, ils considèrent que leur parole est niée et délaissée. On voit beaucoup d’adhérents de l’Anactvenant de divers secteurs d’activités fustiger cette même souffrance, ceretour au « travaille et tais-toi », alors que chacun aspire à « bien travailler ». Devant une telle manifestation de détresse,il faut un renversement car, dans leur recherche de l’efficacité économique, certains acteurs ont oublié l’humain.Personne n’a le droit de mettre en danger les salariés. Les organisations syndicales de même que les institutions jouent un rôle actif dans cette prise de conscience.

On doit s’appuyer sur des actions concrètes, des recettes simples d’implication des entreprises. Il s’agit de mieux utiliser les dispositifs existants, de mieux s’approprier les outils conçus par les partenairessociaux. Il faut tenir compte des différentes réalités rencontrées sur le territoire national.S’adapter à la diversité desentreprises , des cultures  : c’est déjà en soi un challenge pour trouver les bons remèdes.

  • En France, les risques psychosociaux intéressent à plus d’un titre le gouvernement, les partenaires sociaux et le monde de l’entreprise qui prennent à bras le corps le fléau. Les résultats sont encourageants car de plus en plus d’entreprises passent du déni à l’action. Au-delà des approches individuelles qui montrent leurs limites, les démarches de prévention centrées sur l’organisation et les conditions de travail ouvrent de nouvelles perspectives et les principaux préventeurs proposent des démarches et outils dans ce sens.

Le réseau Anact est entrain d’abattre un travail titanesque en accompagnant chaque année plus d’une centaine d’entreprises, de tailles et de secteurs variés dans la prévention des risques psychosociaux. Il propose unedémarche participative, axée sur le diagnostic des conditions de réalisation du travail à partir de l’analyse des "tensions" et des "régulations". Il s’appuie sur un dialogue de qualité, essentiel sur sujet, entre tous les acteurs de l’entreprise (direction, encadrement, CHSCT, salariés…) et ceux en appui (services de santé au travail notamment), pour élaborer des pistes d’actions durables. Sur ce sujet reconnu comme complexe, qu’il vaut mieux traiter "à froid", des solutions existent et beaucoup d’entreprises sont déjà en route…

  • Sur le plan européen, les objectifs sont clairement définis :

icoLe premier est de développer la prise de conscience et la compréhension par les employeurs, les travailleurs et leurs représentants de la question du stress au travail et d’attirer leur attention sur les signes pouvant indiquer sa survenue.

icoLe deuxième objectif est de fournir un cadre aux employeurs et aux salariés pour identifier et prévenir les problèmes de stress au travail, malgré la complexité de ce phénomène, le stress pouvant être d’origine extérieure au travail. Enfin, l’accord précise que la prévention comporte de multiples facettes et peut impliquer une analyse d’éléments divers tels que l’organisation du travail mais également les conditions et l’environnement.

Se former pour mieux alerter, bâtir des indicateurs spécifiques, repérer les risques psychosociaux tels sont les différentes stratégies mises en place pour lutter contre ce fléau. Comment traiter la question du stress au travail autrement que de manière strictement curative?
En s’interrogeant d’abord sur les organisations. Mais aussi en mettant en place des instruments d’observation référents, basés sur des indicateurs déclinables à l’échelle nationale.